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Villemur Sur Tarn

VILLEMUR Sur Tarn est situé au Nord du département de la Haute Garonne, dans l'Aire urbaine de Toulouse, aux frontières avec le Tarn et le Tarn et Garonne. La ville a une histoire étroitement liée avec la rivière qui la traverse (le Tarn). D'ailleurs le centre ville est construit autour de la rivière. VILLEMUR est plus tard industrialisé avec l'arrivée d'usines qui emploie plus tard de nombreux Villemuriens. La commune reçoit sa forme actuelle en 1907, après avoir cédé Villematier, et plus tôt la Magdelaine Sur Tarn et Bondigoux. 


La ville possède un patrimoine très important, avec de nombreux Monument Historiques comme les GRENIERS du Roi ou la TOUR de la Défense


Aujourd'hui la commune connait une croissance démographique très importante liée à la pré-urbanisation et l'influence de Toulouse. Villemur fait d'ailleurs partie depuis 2010, de son aire urbaine. La ville s'urbanise d'ailleurs de plus en plus, avec la construction de nouveaux lotissements ou l'étalement du centre ville


Nombre d'habitants en 2017 : 5019 - superficie de Villemur sur Tarn : 48,5 km²

SON PATRIMOINE

SON HISTOIRE - crédits textes Association "Les Amis de Villemur Historique"


Maquette du CASTRUM de Villemur exposée à la TOUR de Défense de Villemur - Crédit Photos Association Les Amis du Villemur Historique

Les VILLEMUR, puissant lignage entre Bas-Quercy, Haut-Toulousain et Albigeois

C’est à la frontière occidentale des domaines des vicomtes d’Albi-Nîmes, que la seigneurie castrale des Villemur s’installe. À l’intérieur de ces territoires vicomtaux se constituent des seigneuries châtelaines ou castrales liées entre elles par des liens de parenté et formant des réseaux qui convergent dans l’entourage vicomtal. Placé à la frontière entre Bas-Quercy, Haut-Toulousain et Albigeois, le castrum de Villemur témoigne de l’avancée importante des vicomtes vers l’ouest d’Albi et le nord de Lavaur, encerclant Toulouse

Le nom Villemur que portera la famille donnant naissance au castrum du même nom, Villa Muro, n’apparaît que dans la deuxième moitié du XIe siècle. C’est alors que, partout ailleurs, les noms de famille surgissent. Aux IXe -Xe siècles, les prénoms constituent des marqueurs lignagers ou distinctifs familiaux.

Le premier acte faisant mention d’un château ou castello de Villa Muro remonte aux années 1027-1077, probablement vers 1035. Il s’agit d’un serment d’hommage prêté pour ce château par trois frères, Aton et Pons, tous deux fils d’Odile, et Bernard, fils d’Ermendrudis, à l’évêque de Nîmes, Frotaire, frère du vicomte d’Albi, Bernard Aton III . À cette époque le droit d’aînesse n’existe pas en Languedoc. Pourtant, une certaine hiérarchie a pu être respectée au moment du partage des droits à l’intérieur des familles. Ce partage des droits ou « coseigneurie » permet d’expliquer que des cousins ou des oncles portant le nom Villemur puissent être implantés dans plusieurs régions à la même époque.

Les mottes castrales : on construit alors des mottes de terre surmontées d’une tour en bois, soit au confluent de deux cours d’eau comme à Sagnes (Villematier) et à La Magdeleine, ou bien sur les coteaux qui dominent le Tarn, où une motte castrale a vraisemblablement précédé le château fortifié de la seigneurie des Villemur.


Les VILLEMUR au cœur de la « grande guerre méridionnale » (XIIe siècle)


Les territoires situés entre le Rhône et la Garonne sont pendant presque un siècle, durant la nommée « grande guerre méridionale », l’objet de disputes de la part des trois principautés importantes, les comtes de Toulouse, de Barcelone et de Provence. La monarchie anglaise vient s’ajouter au conflit lorsque l’héritière du duc d’Aquitaine, Aliénor, se marie au roi d’Angleterre, Henri II, en 1154, et exige ses droits de succession sur la maison toulousaine. C’est à l’intérieur de cet échiquier politique que les Trencavel cherchent à échapper au contrôle des comtes de Toulouse, leur suzerain direct, en constituant des seigneuries châtelaines ou castrales dont celle de Villemur occupera une place stratégique. Entre 1142 et 1143, Villemur, à la frontière entre le Bas-Quercy, le Haut-Toulousain et l’Albigeois, s’est allié au comte de Toulouse lors du conflit affrontant ce dernier aux vicomtes Trencavel. Le basculement des Villemur assure aux comtes toulousains le renforcement de leur pouvoir sur les frontières septentrionales de leur domaine. En 1178, et sans doute pour les récompenser, le comte de Toulouse, Raymond V, dote d’une charte de franchises les habitants du castel de Villemur.


Les VILLEMUR dans la tourmente de la Croisade contre les Albigeois. La fin de la seigneurie castrale. (1209-1229 / 1271)

Vers la fin du XIIe siècle, la dissidence cathare compte sur l’appui de certaines familles dans la région du Bas Quercy et du Nord Toulousain, parmi lesquelles les Villemur. Dans ce castrum médiéval, un des membres de la hiérarchie cathare de Toulouse, le diacre Raymond Aimeric, a sa maison de « bons hommes ». Plusieurs maisons de « bonnes femmes » s’y trouvent également. L’accueil favorable prêté par les seigneurs de Villemur à la dissidence explique la réaction de la population, en 1209, lorsqu’ils apprirent l’arrivée imminente des croisés.


Le traité de Paris (1229) met à terme la Croisade contre les Albigeois et inflige, après vingt ans de guerre, de dures sanctions au comte de Toulouse. Ainsi, Raymond VII devra donner en gage au roi de France huit places fortes pendant dix ans. Parmi elles, le castrum de Villemur, qui faisait aussi partie des quatre places qui pouvaient être détruites au gré de l’Eglise et du roi. Après que Villemur soit devenu le chef lieu d’une baillie de la sénéchaussée de Toulouse, en 1250, Arnaud Elie de Villemur place le castrum et sa baillie sous l’autorité du roi de France  par le serment du 22 novembre 1271, dans l’Eglise Saint Michel de Villemur.

Crédit PHOTOS Les Amis de Villemur Historique - Dessin S.SENGES "Villemur brûle"

La vicomté de Villemur entre le XVIIe siècle et la Révolution Un siècle de partage, entre pouvoir royal et vicomtes