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Verdun sur Garonne et ses environs

Les amoureux de l’histoire découvriront avec beaucoup de plaisir les  charmes d’un village fortifié. Installée sur la rive gauche de la Garonne, Verdun sur Garonne est une agréable cité d’origine celtique, ainsi que l’indique son nom qui est un toponyme celte dérivant de « Verdunum » qui signifie « forteresse » ou « site élevé et fortifié ».

Symboles  de terroir et témoins de l’histoire rurale de nos contrées, les pigeonniers marquent notre paysage. En effet le canton du Verdun sur Garonne est parsemé d’environ 160 pigeonniers.

Vous pouvez découvrir nos trésors patrimoniaux tout au long de l’année grâce à un programme de visites commentées riches en thèmes et dates. ( la tour de l’horloge, église St-Michel, le pont de Miegeville, les maisons anciennes à colombage,…)

Sur le territoire du canton vous pouvez aussi visiter, une des plus célèbres et des plus florissantes Abbaye de tout le midi  (l’Abbaye de Grandselve  a été fondée en 1114

Les marchés  du  vendredi matin et petit marché le dimanche matin sur la place de l’ Eperon vous proposent leurs palettes de produits locaux.

La ville - les maisons anciennes à colombages - sa halle - la tour de l'Horloge - le Pont de Miegeville - Statue du Soldat

L'Eglise Saint Michel

ABBAYE DU GRANDSELVE

sur le territoire de la commune de BOUILLAC en Tarn et Garonne

L'abbaye de GRANSELVE fut au Moyen-Age, la plus importante et la plus influente abbaye cistercienne du grand Sud-Ouest de la France. Réformatrice de Fontfroide, fondatrice de villes (Beaumont-de-Lomagne et Grenade)

Son histoire et ses origines

C’est en 1114 sous le règne du roi Louis VI dit Le Gros, que Géraud de Sales, infatigable prédicateur itinérant installa quelques moines dans le vallon de la Nadesse et leur imposa la règle de saint Benoît. Il plaça ce nouvel ermitage sous l’autorité de l’une de ses propres fondations : Cadouin, en Périgord.

En 1117 eut lieu la reconnaissance de Grandselve par Amelius, l’évêque de Toulouse, dans le diocèse duquel elle était située. Amelius autorisa Géraud de Sales et ses moines de construire une église en l’honneur de Dieu, de la Vierge et de sainte Marie-Madeleine ainsi que des maisons pour leur habitation. Il exigea de leur part l’observance de la Règle de saint Benoît à la manière des religieux de Cîteaux et leur céda les terres qui dépendaient de son évêché. Il leur confirma la propriété des biens reçus ou à recevoir et les exempta de la dîme des terres acquises.

Très tôt, Grandselve tenta de se détacher de la tutelle de Cadouin, à tel point, qu’en 1135 l’évêque Amelius, à la demande du pape Innocent II, dut exiger des moines qu’ils respectent l’obéissance requise.

Toutefois l’affiliation à l’ordre de Cîteaux, en pleine expansion, n’allait pas tarder à devenir effective. C’est à l’abbé Bertrand I qu’échut en 1145 l’intégration de Grandselve à la famille cistercienne. Il se rendit à Clairvaux, rencontra Saint Bernard et lui fit don de son monastère.

Vous pouvez continuer la suite de son histoire en vous rendant sur le site de l'Abbaye ...

L’histoire du Trésor de l’abbaye de GRANSELVE : les châsses et les reliquaires

Considéré comme l’un des plus beaux ensembles d’orfèvrerie gothique du Sud-Ouest, le trésor de GRANSELVE est composé de quatre châsses et de trois reliquaires datés du XIIIème siècle.

Les châsses reproduisent l’architecture romane des églises toulousaines de Saint-Sernin et de la Daurade. Elles sont en bois de noyer et recouvertes de feuilles d’argent doré avec ornements gravés au repoussé et de filigranes de vermeil.
Plus chanceux que beaucoup d’autres, le trésor de GRANDSELVE n’a pas entièrement disparu dans la tourmente révolutionnaire de la fin du XVIIIème siècle. Si les sept calices, le grand ciboire d’argent, les deux croix processionnelles, l’une d’argent, l’autre de vermeil, les autres vases sacrés, ornements, archives, bibliothèque furent dispersés ou détruits, les châsses et les reliquaires furent pour la plupart, sauvés du désastre.
Ils constituent, en qualité et en importance, le deuxième trésor de la région Midi-Pyrénées, après celui de CONQUES
Il a été formé au moment de l’apogée de l’abbaye, c’est à dire au cours du XIIIème siècle. Vers 1562, ce trésor fut transporté de l’abbaye, jugée alors peu sûre, au collège Saint-Bernard de Toulouse. Il ne retourna à GRANSELVE qu’un siècle plus tard, en 1662.

Les châsses et le reliquaire de la Sainte-Epine furent mis sous scellés au moment des inventaires de 1790 et furent transportés dans l’église de BOUILLAC fin février 1791. Durant la Terreur, ils furent tenus cachés par une famille du village. Ils retournèrent à l’église paroissiale en 1802, à l’époque du Concordat.

Les deux autres reliquaires parvenus jusqu’à nous furent retenus par les derniers moines. Ils furent récupérés par deux religieux et confiés à Dom Martin de BELLERIVE, sous-prieur de l’abbaye de BELLEPERCHE, qui vint à Ardus chercher un refuge chez sa sœur. Ils restèrent dans cette famille jusqu’en 1825, date où le neveu, M. FRAYSSINES de LATOUR, fit don du reliquaire de la Vraie Croix à l’église d’Ardus. Il ne fut rejoint dans cette église par le second reliquaire qu’à la fin du XIXème siècle.
Tous les reliquaires ne furent pas recueillis. Certains échappèrent à la vigilance des derniers moines et des fidèles. Ils furent abandonnés dans l’abbatiale profanée et disparurent : l’un d’entre eux notamment contenait le chef de Robert de MOLESME, fondateur et premier abbé de Cîteaux.
Les quatre châsses furent classées en 1897, le reliquaire de la Sainte-Epine en 1912. Cet ensemble a été restauré en 1956.
Depuis le milieu des années soixante-dix et à la demande des Beaux-Arts, les reliquaires conservés dans l’église d’Ardus ont rejoint ceux de BOUILLAC. Les reliquaires sont couramment prêtés aux plus grands musées du monde dans le cadre d’expositions temporaires.

Les autres vestiges de GRANDSELVE

  • les carrelages Médiévaux
  • la sculpture (chapiteaux des cloitres et autres sculptures ...)
  • les campagnes de fouilles (fouilles de 1969, fouilles de 1990, fouilles de 2008)
  • les découvertes Archéologiques sur le site (1793 à 1815 - 1880 à 1903 - 1965 - 1969 - 1971 - 1974 - 1976 - 1990 - 1998 - 
        2006  - 2007/2008 - 2014

L’association des Amis de GRANDSELVE

En 1998, l’ancien propriétaire du site et quelques habitants de la commune de BOUILLAC ont créé l’association « Les Amis de l’Abbaye de GRANDSELVE. Conscients de l’importance de cet héritage, les membres de cette association se sont fixé pour objectifs de sortir de l’oubli 700 ans d’histoire hors du commun, de protéger et de valoriser ce patrimoine.

Ils se proposent d’animer le site, de recueillir et d’inventorier tous les renseignements, archives et vestiges conservés dans la région, afin de les porter à la connaissance d’un plus large public.