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St Bertrand de Comminges et Valcabrère
2000 Ans d'histoire

classé parmi les GRANDS SITES OCCITANIE et PLUS BEAUX villages de France et labellisés sites patrimoniaux


Les communes de Saint-Bertrand-de-Comminges et Valcabrère sont devenues des lieux touristiques emblématiques. A ce titre, elles sont distinguées par le label grands sites de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, le label sites patrimoniaux remarquables et le label des plus beaux villages de FranceElles sont également inscrites au Patrimoine Mondial de l’Unesco pour les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle

  VIDEO - ST BERTRAND DE COMMINGES - VALCABRERE : le fil du temps - Crédit Vidéo Grands Sites Occitanie - You Tube

Saint-Bertrand-de-Comminges ou 2000 ans d'une histoire tumultueuse successivement écrite par les Convènes et les Romains, puis par les Wisigoths et les Francs... De la grande cité de l’empire romain d’occident et de l’évêché rayonnant du Moyen Age subsistent un remarquable patrimoine archéologique et architectural et quantités de mystères ! Au pied de l’imposante cathédrale à l'allure de château fort se déploient les ruines du forum, un théâtre antique et de l’église paléochrétienne. Tout près de Saint-Bertrand, la paisible basilique Saint-Just de Valcabrère paraît blottie dans un décor toscan. Partout ici, le roman et le gothique, le sacré et le profane, l'art contemporain et la culture classique coexistent harmonieusement 

Et la légende rattrape l’Histoire, écrite par quelques grands personnages. Fondée au I° siècle avant J-C par un général romain, la cité antique abrite ensuite l'exil d'Hérode Antipas. Quelques siècles plus tard, trois évêques du Comminges donneront à Saint-Bertrand l'éclat qui fera sa renommée. Le premier, Bertrand de L'Isle, sera canonisé pour ses miracles. Bertrand de Got deviendra le pape Clément V. Jean de Mauléon dotera la cathédrale du chœur de stalles et de l'orgue. Au XVI°, Catherine de Médicis en personne interviendra pour que soit rendue à la population l'Alicorne du saint volée par les huguenots lors du pillage et du saccage de la ville. De ces siècles flamboyants il nous reste aujourd'hui un village de 250 habitants, un rayonnement culturel et un charme certains. Il y fait bon vivre et flâner, s'instruire et rêver ! Les caractères sont parfois rudes, mais les temps paisibles, loin des soubresauts de l'histoire.

LA CITE MEDIEVALE

Elle surplombe fièrement le site antique et la plaine. Entourée d'un rempart dont on peut encore admirer les vestiges, la cité médiévale de Saint-Bertrand-de-Comminges débordait d'activités, et comptait nombre de boutiques, auberges, celliers, forges, échoppes d’artisans, maisons particulières, vignes et jardins. Ainsi qu'un hôpital et une prison. La cathédrale était le centre d'un enclos fortifié, le "scepte", composé du palais épiscopal, des maisons canoniales, d'un cimetière, du cloître et de quatre maisons de chanoines. Des textes médiévaux mentionnent d'ailleurs l'existence d'un pont-levis qui aurait relié le scepte à la ville. Les petites rues tortueuses et pentues vous entraînent à la découverte du patrimoine médiéval enrichi de remplois romains. En effet, quantité  de pierres et de sculptures ayant appartenu à la cité antique ont été recyclées et utilisées lors de l'édification de la cathédrale et du développement de la ville au Moyen Age. Saint-Bertrand-de-Comminges, l'un des fleurons de la Haute-Garonne, au cœur des Pyrénées centrales, est reconnu par les plus beaux villages de France, les grands sites de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée, les sites patrimoniaux remarquables et le Patrimoine Mondial de l’Unesco pour les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

LA CATHEDRALE SAINTE MARIE

Le crocodile


Voici une des curiosités de la cathédrale. La légende raconte que saint Bertrand aurait occis d'un coup de son bâton pastoral le terrible crocodile qui dévorait les jeunes femmes avant leur mariage... La réalité est toute autre. Ce crocodile empaillé est sans doute un ex-voto rapporté de Terre Sainte au XIV° par un pèlerin pour remercier le saint de l'avoir protégé lors de son périlleux voyage...


Le cloître


Il est tout simplement remarquable. Les cloîtres sont généralement des endroits clos. La singularité de celui de Saint-Bertrand-de-Comminges ? Ses ouvertures sur la nature environnante pratiquées tardivement, au début du XX° siècle ! Ce cloître était un lieu de prières et de méditation pour les chanoines, ainsi qu’un espace funéraire. Construit au XIII°siècle, il prit sa forme actuelle sous l’influence du pape Clément V. Laissez-vous porter par son atmosphère si paisible et au gré de vos déambulations, admirez le pilier des Évangélistes, les chapiteaux à décor ornemental, les tombeaux des chanoines, ou encore les élégants mais puissants contreforts de la cathédrale. Quatre galeries évoluent autour d’une "cour". Trois de ces galeries sont romanes. La quatrième, appelée galerie des tombeaux, relève d’un gothique plus austère que flamboyant, mais au charme certain !  


L'orgue


Édifié au XVI°s, en pleine Renaissance, par Jean de Mauléon, c’est l’un des plus beaux orgues classiques d’Europe. Il est unique, en angle et repose sur cinq colonnes corinthiennes en chêne. Son buffet culmine à 16 mètres de hauteur. Il dispose d’un escalier tournant, d’une chaire à prêcher, de boiseries sur des thèmes non pas religieux mais profanes comme les travaux d’Hercule, de frises et de corniches ouvragées, de trois claviers de 54 notes, d’un pédalier de 30 notes, de 40 registres, 3 accouplements, 3 tremblants et 2621 tuyaux. Abandonné à la Révolution puisque ses tuyaux sont fondus pour être transformés en munitions, l’orgue de Saint-Bertrand doit sa restauration au Festival du Comminges qui œuvrera sans relâche pour que l’instrument retrouve une composition et une esthétique sonore aussi proche que possible de celles du XVII° siècle. Il vous faut l'entendre au moins une fois quand il donne toute la mesure de sa puissance !


Le trésor


Situé dans la chapelle haute Sainte-Marguerite, il recèle de magnifiques vêtements liturgiques et de précieux objets de culte. Les deux splendides chapes brodées en « opus anglicanum » (c'est-à-dire exécutées dans les ateliers londoniens les plus réputés en Europe au XIV siècle) sont vénérées comme des reliques puisque elles ont été offertes par le pape Clément V. La plus remarquable est la chape de la Passion, qui montre une dizaine de scènes de la passion du Christ, au modelé très réaliste. Autre élément célèbre du trésor : le bâton pastoral de saint Bertrand façonné dans une défense de narval et non pas dans la corne de licorne que préfère la légende populaire. Ce bâton d’ivoire sacré a connu un destin mouvementé. Il fut volé par les Huguenots en 1586. Puis récupéré et longtemps conservé par un capitaine chargé de la sécurité de la cité ! Ulcérés, les habitants écrivirent à Catherine de Médicis qui intercéda auprès de son fils le roi Henri III pour que soit rendu aux fidèles l’objet sujet de tant de dévotion. La restitution eut finalement lieu, mais en 1601… Le trésor de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges comporte également une pièce très rare, la médaille d’Henri IV. Comment et pourquoi en fait-elle partie est encore un mystère !

BASILIQUE SAINT JUST DE VALCABRERE

Voisine de la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges, construite sur une nécropole païenne et un cimetière paléochrétien, la basilique est consacrée depuis le tout début du XIII° à saint Just, saint Pasteur et saint Etienne. Une sépulture chrétienne a pu être à l’origine du lieu de culte et d’une dévotion singulière. C’est un endroit paisible, charmant, qui tire son originalité des nombreux remplois romains. Les bâtisseurs ont en effet utilisé une grande quantité de pierres, de blocs de marbre et de sculptures ayant appartenu aux constructions romaines. Les étapes de la construction de la basilique Saint-Just-de-Valcabrère font toujours l’objet de discussions en l’absence de documents précis. L’église aurait été édifiée entre la fin du XI° siècle et le début du XIII°. Le clocher pourrait dater du XIV°. Le mystère demeure, on ne sait pas s’il y a eu une ou plusieurs campagnes de construction, si la nef a été remaniée ou pas... Les vestiges d’un cloître témoignent en tout cas d’une vie communautaire 

LE SITE ANTIQUE DE SAINT BERTRAND

Bon nombre de mystères entourent notre site antique, dont celui concernant la fondation de la ville. De retour d’une expédition punitive et victorieuse en Espagne en 72 avant notre ère, le général romain Pompée(entre autres consul de Rome, Imperator et gendre de Jules César) aurait fondé la ville de Lugdunum. Mais en fait, aucun texte, aucun témoignage ne confirme sa présence en ces lieux. Quoiqu'il en soit, la cité se dessine au fil du temps, se développe au point de recenser près de 10.000 habitants, égalant ainsi une ville comme Pompéi mais au moins funeste destin. Lugdunum devient une colonie romaine ce qui prouve bien l’importance stratégique de ce territoire. De la splendeur passée de la cité antique il nous reste aujourd'hui  les vestiges du théâtre adossé à la colline et d’un des plus vastes marchés de l’Occident romain, sans oublier les thermes, le temple et le forum. Allez vous promener parmi les ruines, lisez les panneaux d'interprétation et votre imagination fera le reste ! Le site antique de Saint-Bertrand-de-Comminges intéresse toujours vivement les spécialistes. En juin 2016, une nouvelle campagne de recherches archéologiques a permis de mettre au jour les fondations d’un mausolée d’une superficie exceptionnelle. Une véritable enquête commence donc sous la houlette de William Van Andringa (professeur à l’université Lille-III et directeur de recherche au Collegium for Advanced Studies de Helsinki et spécialiste de Pompéi) et de son équipe qui reprendront possession des lieux courant 2017. Ce programme de recherche est envisagé sur 5 ans.

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