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Les Parcs Classiques Paysagers

Même si les collections de plantes et d’arbres du monde entier du jardin Massey de Tarbes (Hautes-Pyrénées) font plutôt penser à un parc thématique, son dessin et l’intention de son créateur le rattachent plutôt au parc paysager et romantique cher au XIXe siècle. La belle orangerie de fer et de verre (1880), constituée d’une serre à palmiers, d’une serre chaude et d’une autre tempérée est occupée aujourd’hui par des plantes succulentes. Les allées sont jalonnées d’une statuaire de la même époque et permettent de joindre les différents points d’attraction du site : musée, kiosque, buvette, cloître, orangerie…

À Albi encore, le parc Rochegude (Tarn) romantique et paysager, rassemble tout ce que peut contenir le parc privé d’un amateur féru de botanique. Il est composé de deux parties bien délimitées dont la dépression naturelle a été utilisée pour marquer la différence de style : régulière et plate d’un côté, vallonnée et d’un effet plus naturel de l’autre.

À Toulouse, les jardins du Grand Rond et Royal, retravaillés dans le cadre de la rénovation urbaine mise en œuvre depuis 2016, ont su conserver les caractéristiques des jardins du Second Empire (palette végétale, éléments de décoration et mise en espace) tout en s'adaptant aux contraintes de l'ouverture au public

À l'abbaye de Fontfroide à Narbonne (Aude), une roseraie a été créée en 1990 au sud de l'église à l'emplacement d'un verger et de l'ancien cimetière des moines : les massifs sont délimités par des buis et rythmés de cyprès de Florence et de mûriers blancs. Les jardins en terrasses créés à la fin du XVIe siècle et repris au XIXe offrent une promenade dans un sous-bois méditerranéen ponctuée de divers jardins thématiques évoquant le Moyen-Âge tout en offrant de belles vues d’ensemble sur l'abbaye et le site environnant.

À Saint-Victor-des-Oules (Gard), le parc du château créé à la fin du XIXe siècle par Léonce Pascal, maire, député et conseiller général a été longtemps délaissé, y compris la grande orangerie, puis repris par de nouveaux propriétaires en 2013. Le paysagiste Emmanuel de Sauveboeuf a conservé les grandes allées bordées d'arbres et a ajouté une allée de cyprès et un labyrinthe de 1 200 oliviers pyramidaux avec un théâtre de verdure de 250 places créé par Frédéric Sichet. Le parc comprenait aussi des grottes, bassins et rivière serpentine remis en eau. Il abrite une collection permanente de sculptures originales monumentales en grès et argile.

À Villeneuve-lès-Avignon (Gard), l'abbaye Saint-André possédait de beaux parterres réguliers avant sa vente comme bien national et sa démolition partielle. Elle est rachetée par Gustave Fayet en 1916 et confiée à Elsa Koeberlé et Genia Lioubov qui restaurent les jardins du bas en 1925-1930 avec parterres de rosiers anciens en éventail, pergola et bassins. Les jardins en terrasses de style « Renaissance toscane » et méditerranéen s'étendent sur la colline avec haie de cyprès, pins et oliviers centenaires. On y jouit d'un panorama exceptionnel.

Le jardin de la Motte à Mauguio (Hérault) est implanté sur la plus grande motte castrale artificielle du sud de la France. La commune l'acquiert en 1820 et en 1890, Alphonse Goutès, architecte-paysagiste dessine le plan du jardin paysager : des allées circulaires bordées de buis et formant labyrinthe permettent d'atteindre le sommet où se trouve un ancien bassin-réservoir surmonté d'un belvédère construit en 1904. Plantations essentiellement d'essences méditerranéennes avec une grotte aménagée au bas de la pente. Les grilles ont aussi été dessinées par Goutès.

Il n'est pas encore classé et mérite de l'être "Le Jardin des Plantes" de Montauban


Cet arboretum s'étend sur une surface de 3 hectares de part et d'autre du Tescou. Il présente quelques spécimens remarquables de végétaux (Séquoia géant, Tulipier de Virginie, Le Cephalotaxus de Chine...)  la plupart plantés lors de la création du jardin et des sculptures...

Place forte protestante, Montauban était entourée de remparts.

Les fortifications furent détruites au XVIIIe et, longtemps, la berge haute du Tescou, qui allait de la porte des Carmes au Moustier, resta un talus abrupt et broussailleux.

L'aménagement du ravin débute vers 1835, mais ce n'est qu'en 1849, qu'un mur de soutènement solide permet la création d'une vaste promenade : le Plateau.

A la même époque, la Société d'horticulture et d'acclimatation du Tarn-et-Garonne organise une première exposition  botanique sur cette promenade.

En 1857, avec le concours de la municipalité, 2 hectares de terrain furent achetés et un des meilleurs architectes paysagistes de Paris, Mr Le Breton, vint tracer le plan du Jardin des Plantes.

Le 16 juin 1861, le Maréchal Niel, commandant du 6ème corps d'Armée, et M. Prax Paris, maire de Montauban, inaugurent ce jardin dans lequel les Montalbanais flânent encore. 

Pour la petite histoire : quand Montauban est terre des indiens ...

En 1827,
des indiens d'Amérique de la tribu des Osages arrivent en France pour plaider la cause de leur peuple. Livrés à eux-mêmes et après des mois d'errance, trois d'entre eux parviennent jusqu'à Montauban, où Mgr Dubourg les accueille. Ils retourneront dans leur pays grâce à la générosité des Montalbanais.

En septembre 1989,
l'association Oklaoma-Occitania reprend contact avec la tribu qui accepte le projet d'échanges culturels. C'est ainsi que la ville de
Montauban donne aux tribus osage et cherokee une parcelle de terre du jardin des Plantes. Un séquoia géant y est planté symbolisant l'Amérique.