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Les Parcs Classiques à la Française

Parmi les lieux inspirés du jardin à la française, le jardin de l’Évêché de Castres (Tarn) a des plans attribués au maître en la matière, André Le Nôtre. Il a su au fil des siècles en conserver toutes les subtilités. C’est pourtant sur une parcelle petite et irrégulière que l’archevêque de Castres, Auguste de Maupéou, décide de planter son jardin régulier : l’axe du jardin est légèrement décentré, le bassin circulaire, apparemment centre de la composition, est reculé ; les parterres de broderies sont modelés en creux ; enfin, l’allée de tilleuls, parallèle aux parterres, masque la déformation de la rive. Tous ces effets visuels, destinés à augmenter l’effet de perspective depuis le bâtiment surélevé, sont le résultat de l’heureuse application des recherches de l’époque sur la géométrie paysagère 

Le jardin du palais de la Berbie à Albi (Tarn) revendique lui aussi ses origines régulières dans cet espace si particulier que constituent les terrasses du palais de la Berbie. Ces jardins, insérés dans l’ancien palais épiscopal, fermés par la courtine du XIVe siècle, sont le fruit de la transformation d’un lieu à vocation militaire et de la volonté de deux archevêques d’Albi, sous le règne de Louis XIV. Au début du XXe siècle, sacrifiant au renouveau du jardin régulier alors en vogue à l’époque, c’est un dessin d’arabesques de buis que l’on choisit pour ce lieu

À Montpellier (Hérault), le château de Flaugergues offre un jardin régulier « à la française » devant le château du XVIIe siècle avec des parterres de buis taillés et un bassin central. La grande allée latérale plantée d’oliviers surplombe le parc paysager créé au XIXe avec orangerie, collection de bambous, orangers des Osages, palmiers dont un remarquable Washingtonia Filifera. L'approche pédagogique est privilégiée, jardin des sens, spirale écologique… dans ce lieu de réception et d'animations.

À Margon (Hérault), le château est enclavé dans le village et le jardin régulier a été repris en 1980 après avoir été délaissé au XIXe siècle : un grand parterre de pelouse a été planté au droit de la façade et des terrasses, il est bordé d’une haie taillée assez bas et de grands arbres limitant la vue en face et coté ouest. Il adopte l'aspect très structuré des jardins italiens : allées rectilignes bordées de lauriers roses, cyprès en colonnes, topiaires en lauriers sauce, hibiscus, remarquable pergola de grenadiers...

Au château de Pennautier (Aude), le jardin a été recréé en 1935 par les propriétaires en restituant le grand axe central et les parterres réguliers devant le château visibles sur le plan de 1768 tout en gardant l’allée courbe avec les bosquets marquant les limites du parc paysager aménagé au XIXe siècle, créant ainsi un jardin de style mixte à la mode au début du XXe. Les grandes pelouses sont laissées en prairies enherbées progressivement ornées de vivaces et de graminées. Elles se poursuivent par des vignes jusqu’aux limites boisées, dont les bosquets de cèdres bicentenaires sont les plus remarquables

Le jardin de la Fontaine de Nîmes (Gard) créé au XVIIIe siècle sur un sanctuaire antique est le plus ancien jardin public européen. Il se compose de deux parties bien distinctes : un axe central qui structure un jardin régulier et plat autour des vestiges romains et un aménagement romantique sur les pentes de la colline plantée au début du XIXe sur le Mont Cavalier : les cheminements au milieu des pins d'Alep, chênes verts, cyprès et autres végétations méditerranéennes permettent de découvrir différentes mises en scène : grotte en rocaille, place du cèdre, emplacement de l'ancien théâtre antique...

Dans la lignée des jardins classiques, les jardins de l’abbaye de Combelongue à Rimont (Ariège), réguliers et juxtaposés, bien que de création récente, évoquent l’histoire de l’art des jardins du XIIe au XVIIIe siècle : médiéval, renaissance, classique, théâtre de verdure, verger. Les espèces botaniques acclimatées ou indigènes ont été choisies ou maintenues en place pour leur adaptation au sol et au climat. Enfin, depuis les jardins, la vue sur le paysage environnant est orientée grâce à une attention particulière apportée à la taille des végétaux extérieurs. L'abbaye est inscrite au titre des Monuments historiques depuis 2007.

De la même manière, les jardins du château de Bournazel (Aveyron) reconstituent les jardins Renaissance, tel qu'ils auraient pu être pensés dès la construction du château. Les plantes introduites aujourd'hui font l'objet d'un programme expérimental de mise en culture de plantes connues et utilisées au XVIe siècle et adaptées au climat local.