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Les Pyrénées Orientales

Les Pyrénées-Orientales, c'est un département français. Il se trouve à la jonction entre l'Espagne et la Méditerranée, et de ce fait c'est le département le plus méridional de France métropolitaine. Les trois-quarts de son territoire sont en Catalogne, une région transfrontalière bien plus connue pour sa partie espagnole (90% du territoire) que française (seulement 10% de la Catalogne est en France). Le dernier quart du département, c'est le Languedoc.

Histoire de Pyrénées Orientales

Terre d'une richesse historique incomparable, le Roussillon est mondialement connu pour posséder le site sur lequel fut découvert le plus ancien européen, dont les restes datent de 450 000 ans. De cette lointaine époque nous est parvenue de nombreux vestiges, parfois même plus anciens. Mais cette époque n'est pas la seule a être intéressante : De l'Antiquité au bas Moyen-âge, de la renaissance à la retirada, à chaque période il y a eu, sur cette terre, un évènement marquant, un fait historique généralement peu connu des Français mais qui a souvent eut des conséquences importantes sur l'histoire du pays. Ainsi la défaite du roi d'Aragon défit les espoirs de voir naître un autre pays, à cheval sur les Pyrénées et qui aurait pu aller de la Gascogne à Barcelone. Ou cette négociation réussie entre les Carthaginois et les celtes, à l'oppidum d'Illibéris (Elne), deux cents ans avant JC. Si les locaux avaient retardés les Carthaginois, qui serait arrivé encore plus tard à Rome, qui sait comment aurait tourné l'histoire de l'Europe ?


Sans prétendre être la plaque tournante de l'histoire, la Catalogne Nord a eut un certain impact dans le déroulé de nombreux faits historiques. Les connaître renforce l'intérêt que l'on peut porter à cette région.

La Préhistoire

De la formation géologique de la région, avec la montée des Pyrénées et l'aplanissement de la plaine du Roussillon, jusqu'aux prémices de l'Antiquité, ce chapitre relate l'arrivée des êtres humains dans la région, et décrit plus particulièrement le plus connu d'entre tous, l'homme de Tautavel. Puis on entre dans l'évolution de l'espèce humaine, l'entrée dans le néolithique, avec l'élevage, la maîtrise de l'agriculture, et enfin on arrive dans les époques des âges des métaux, aussi appelées protohistoire. Entre temps bien sûr, on aura eu une description des menhirs et dolmens de la région, leurs emplacements, leurs descriptions, etc.

L'antiquité est une période très riche pour le Roussillon. Ce petit territoire va recevoir une colonie grecque, va être envahit et structurée par les romains, et va être traversée par Hannibal le Carthaginois et ses éléphants de combat. Il négociera d'ailleurs son passage avec les celtes, installés plus particulièrement à Illibéris (Elne). La colonisation romaine va apporter de grands bienfaits à la région. Elle va, pour la première fois, se structurer avec des routes (en particulier la Via Domitia, mais pas seulement elle), elle va accueillir de nombreux domaines agricoles qui seront parfois les points de départ des villages que nous connaissons, ou habituer les celtes aux usages étrangers.

Utiliser le terme d'invasions barbares est une erreur tant ces peuples n'ont ni réellement envahit un empire romain en pleine décadence, ni étaient barbares, bien au contraire. Mais vu que c'est ainsi qu'ils sont nommés, nous continuons de le faire. C'est une époque de grands bouleversements, puis d'une certaine stabilité, avec l'installation, localement, des wisigoths, pendant 3 siècles. Cette périodes s'arrête au VIIIe siècle, au moment de la conquête musulmane puis de leur renvoi de l'autre côté des Pyrénées, à partir de 739.

Après la conquête franque des terres roussillonnaises, la région changea rapidement. Des moines vinrent sur place construire des grandes abbayes, puis sur les terrains alentours de nombreuses chapelles qui sont devenues, plus tard, les églises de nos villages. Cette époque est incertaine, dangeureuse, mais constructive et fédératrice. D'un point de vue général les premiers comtés se mettent en place, la région se structure selon les règles occidentales. C'est à ce moment que commence le véritable peuplement de la région, dont les Catalans sont les héritiers.

Les comtes-rois d'Aragon, c'est la dynastie régnante sur le comté de Catalogne qui s'est réunifiée avec la dynastie des rois d'Aragon. Mais comme l'Aragon est bien plus faible, économiquement et militairement, que la Catalogne, c'est ainsi qu'on nomme cette succession de souverains, officiellement des comtes. C'est l'époque du Catharisme, de la défaite de ceux qui les soutenaient et de la chute de la puissance Catalane, qui s'était mis du mauvais côté. Mis à bas, le nouveau comte, alors enfant, deviendra celui que l'on nommera plus tard Jacques 1er le Conquérant, un souverain qui non seulement rendra sa stature à son comté, mais gagnera militairement de nombreux autres territoires, étendant sa puissance sur la Méditerranée. Tout ceci se déroula au XIIe et XIIIe siècle.

Le royaume de Majorque est une entité autonome éphémère qui exista entre 1276 et 1344, en constante rivalité avec son voisin le comté de Catalogne. Cette période de l'histoire couvre les conquêtes catalanes de la Méditerranée, mais aussi les luttes de pouvoir des seigneurs locaux, devant choisir un camps entre les deux protagonistes. Les grandes villes du Roussillon et de la Cerdagne ont toutes été confrontées aux combats et aux représailles. Par contre c'est aussi une période faste pour Perpignan et sa région dans la mesure où elle fut choisie comme capitale continentale du nouveau royaume et bénéficia alors de nombreux savoir-faire techniques. L'économie se développa rapidement, entraînant un accroissement du niveau de vie et de la population.

Les XIVe et XVe siècle représentent une période politiquement instable, où les catalans entrent en lutte régulièrement contre le pouvoir de plus en plus central. Il faut dire que ce comté se heurte à la Castille, royaume voisin et concurrent. Différents traités seront signés pour pacifier les tensions entre les grandes puissances européennes au milieu desquels navigue une petite région éloignée, le Roussillon. Mais le milieu du XVe siècle est marqué, pour la population locale, par les grands tremblements de terre et les épidémies de peste qui frappent un peu partout sur le territoire.

Le XVIe siècle en Roussillon est intimement lié à l'histoire de la Catalogne, dont il fait partie. Le rapprochement entre la Castille et la Catalogne est de plus en plus inévitable, et un autre évènement vient bouleverser la région : La découverte de l'Amérique. Cette découverte entraîne l'afflut d'or dans la région, et du coup également l'arrivée des bandolers, ces détrousseurs qui savaient comment s'assurer du silence des populations. Le XVIIe siècle voit les Français devenir maîtres du Roussillon, puis officialiser cette annexion par le traité des Pyrénées, le fameux traité qui séparera la Catalogne en deux et qui est à l'origine de la séparation de la Catalogne Nord, le Roussillon et la Cerdagne, du reste du comté.

En 1659 le traité des Pyrénées est signé, c'est lui qui sépare définitivement la Catalogne en deux. A partir de là commence une période passionnante pour la population locale, puisqu'il s'agit pour eux de conserver les acquis de la domination catalane tout en s'intégrant dans le système politique centralisateur de la France. Cette confrontation a engendré de nombreux morts, mais des deux côtés, avant que n'arrive la révolution française et ses doléances bien éloignées de ce qu'elles furent dans d'autres régions du pays. Cette période est aussi marquée par la disparition des institutions catalanes au profit de la souveraineté du royaume de France.

Peu de français savent de nos jours que la France fut en guerre entre 1793 et 1795. Ce fut pourtant le cas, face à l'Espagne. L'un des problèmes majeurs côté français était qu'à cette époque nous étions encore en train de créer la république, et il fallut tout le savoir-faire de conventionnels locaux pour obtenir une armée pour repousser les espagnols, envahisseurs. La guerre fit rage dans la plaine du Roussillon en 1793, avant de réussir à les repousser l'année suivante. En 1795 la guerre se déroula de l'autre côté des Pyrénées, puis une armistice fut signée, pour finir cette guerre étrange.

Le XXe siècle n'est pas la période la moins intéressante de l'histoire des Pyrénées-Orientales. Entre la démolition des remparts de Perpignan, désormais inutiles, et la crise viticole, les évènements s'enchaînent. L'épisode le plus connu par ici est aussi l'un des plus dramatiques que nous connaissons : La retirada, c'est la fuite des républicains espagnols face à l'avancé des troupes de Franco. C'est ici que se sont installés un grand nombre d'espagnols, dès qu'ils purent sortir des camps construits pour cette occasion ou durant la guerre. D'ailleurs plusieurs sites historiques témoignent encore de ce passé relativement récent.

Source du texte - Histoire du Roussillon issue du site les Pyrénées Orientales

Les Eglises et Chapelles Romanes de Cerdagne et Conflent

Le train jaune des Pyrénées ...

Symbole du Pays Catalan, le train jaune des Pyrénées, que l'on appelle aussi "le Canari" permet de monter en Cerdagne et de découvrir la beauté sauvage de son plateau, ses lacs et ses étangs. 
La région la plus à l'ouest des Pyrénées Orientales est à cheval entre la France et l'Espagne. Son nom, la Cerdagne, fait irrésistiblement penser à la Sardane. Une impression pas si fausse que cela car c'est une danse traditionnelle de la région catalane qui n'est pas si loin. La Cerdagne est une vaste plaine d'altitude qui culmine à 1 200 mètres et qui se termine au nord par le massif du Carlit (2 921 mètres), une destination prisée pour randonneurs avides de beauté sauvage avec ses 27 lacs et étangs.
Il n'y a pas de manière plus agréable de monter en Cerdagne et de parcourir son plateau que d'embarquer à bord "du petit train jaune" pour un périple cocasse et bigarré. Symbole du Pays Catalan, le train jaune de Cerdagne, permet de rejoindre Latour-de-Carol (1 232 mètres) depuis Villefranche-de-Conflent  (427 mètres) sur un parcours long de 63 km et avec 1 200 mètres de dénivelé jusqu'à la gare de Bolquère-Eyne, la plus haute de France à 1 593 mètres.
Une construction qui débute au XXème siècle ...
Malgré son image surannée, la ligne a une utilité réelle car elle dessert quotidiennement des villages en empruntant des ouvrages d'art fabuleux. Parmi eux, le viaduc de Séjourné, par exemple, avec ses 236 m de long, comporte deux étages de voûtes en belles pierres, et permet de franchir la vallée de la Têt. Des 22 gares qui jalonnent son parcours, certaines sont fermées et elles sont aujourd'hui, des arrêts facultatifs. Il suffit alors de prévenir le contrôleur ou de faire signe au machiniste pour que le train s'y arrête.
Edifiée au début du XXème siècle, la ligne ferroviaire avait pour vocation, de relier les hauts plateaux catalans avec le reste du département. Les premiers travaux ont eu lieu en 1903. Sept ans plus tard en 1910, Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis sont reliés. La ligne ne sera complète qu'en 1927, en desservant le village bien connu de Latour-de-Carol. 
650 Ouvrages d'Art ...
La construction de la voie a nécessité l'édification de 650 ouvrages d'art, dont 19 tunnels (dont le plus long mesure 381 mètres) et deux ponts remarquables. Le premier, le viaduc de Séjourné est suspendu à 65 mètres au dessus du sol. Le second le pont Gisclard du nom de l'ingénieur l'ayant conçu, est le premier pont suspendu au monde conçu pour pouvoir supporter un trafic ferroviaire (à 80 mètres au dessus d'un précipice). Sur une partie du parcours au tracé très tortueux et dont les courbes très serrées n'autorisent qu'un faible vitesse, les pentes 6 %. Le voyage, en particulier dans les voitures découvertes, ressemble à un film panoramique, rythmé par le balancement des voitures : à mi-hauteur, des pentes escarpées de la vallée de la Têt, le train jouxte le vide puis traverse en douceur de grands espaces bucoliques, au pied du massif du Canigou, du Cambre d'Aze, du Carlit et du Puigmal, avec au loin, la silhouette de la Serra del Cadi.
Informations pratiques : le petit train circule toute l'année au rythme d'un aller-retour quotidien en hiver, et cinq en été. Durant les congés scolaires et durant l'été, il peut être prudent de réserver car la fréquentation peut dépasser les 3 000 voyageurs par jour. C'est à ce moment là, qu'il faut choisir de réaliser ce superbe voyage en wagon découvert ...
Renseignements et réservations : TER 08 91 700 900 - www.pyrennees-cerdagne.com

Sa Faune et sa Flore ...

Photos de Jacqueline MEUNIER - dans son album spécial "les Pyrénées Orientales côté montagne et si on posait nos valises en Cerdagne ...".

La Festa de les Bruixes ... dans le joli village de Tresserre

Tous les ans fin octobre, le joli village de Tresserre organise la fête des sorcières, en catalan ... "la festa de les Bruixes".
Une fête insolite qui réunit petits et grands, dans la bonne humeur.